Jean-Marc Nicolle est un homme politique français. A présent sans étiquette politique, il a longtemps été proche du Mouvement Républicain et Citoyen et du Parti Socialiste français. Il est occupe actuellement les fonctions de Président du Forum métropolitain du Grand Paris et de Maire de la ville du Kremlin-Bicêtre. Il est également le fondateur du micro-parti Le Kremlin-Bicêtre en Avant (KBA)

Une enfance modeste au Kremlin-Bicêtre

Jean-Marc Nicolle est né le 30 juillet 1964 à Lormes dans la Nièvre. Son père était menuisier-ébéniste et sa mère femme de ménage. De sa Nièvre natale il n’a conservé que très peu de souvenir, si ce n’est quelques photos familiales. Quelques mois après sa naissance, ses parents font le choix difficile de s’installer à Paris. Cependant, la famille peine à s’adapter à leurs nouvelles conditions de vie à Paris. Jean-Marc Nicolle et ses parents vivent, en effet, dans une étroite chambre de bonne du XVIème arrondissement mise à leur disposition par les employeurs de Mme Nicolle. Les beaux espaces de leur campagne lormoise leur manquent terriblement. Cette expérience marque l’avenir de toute la famille qui s’installe dans la ville du Kremlin-Bicêtre. A cette époque la ville, dont l’histoire est liée à celle du mouvement ouvrier, a une morphologie tout à fait différente de celle d’aujourd’hui et accueil des familles aux origines sociales modeste.

Scolarité

Jean-Marc Nicolle était inscrit à l’Ecole maternelle et élémentaire de Benoît-Malon. Il a poursuivi son enseignement secondaire au Collège Jean Perrin et a passé, en 1984, son Baccalauréat au Lycée Adolphe Cherioux à Vitry-sur-Seine. Dans cet établissement, il suit une formation en bâtiments et génie civil, un domaine qui le passionne.

Mairie du Kremlin-Bicêtre

La rencontre avec Berlin-Ouest

Son bac en poche, Jean-Marc Nicolle ne cherche pas à obtenir un sursis de l’armée pour obtenir le droit de poursuivre ses études. Le futur maire du Kremlin-Bicêtre est un homme d’action qui éprouve le besoin de se consacrer à des projets concrets.

D’août 1984 à juillet 1985, Jean-Marc Nicolle effectue donc son Service militaire. Il occupe alors la place de sergent au 46ème Régiment d’Infanterie. Peu après sa Préparation militaire, il est envoyé à Berlin. A cette époque la ville est encore marquée par la lutte d’influence entre les Etats-Unis d’Amérique et l’URSS. Au milieu de la capitale allemande s’étend le Mur de Berlin, frontière physique et point de passage entre deux mondes dont les conceptions politiques et morales sont radicalement opposées.

Carrière professionnelle

A la fin de son service militaire, Jean-Marc Nicolle n’a pas 20 ans qu’il a fait face à de nouvelles responsabilités. Récemment marié, la famille qu’il est en train de construire s’aggrandit avec l’arrivée de son premier enfant. Il accepte donc un emploi chez Axa, entreprise pour laquelle il vend des assurances. Quelques mois plus tard, il accepte un autre emploi dans les supermarchés Suma – maintenant Auchan Supermarchés. Malgré tout, sa véritable ambition est de travailler pour la RATP, dans les bureaux d’étude du Bâtiment.

Cette époque n’est cependant pas propice à la réalisation de ses rêves professionnels. En raison de la première cohabitation, et du frein qui est mis à la création de nouveaux emplois publics, les services de recrutement de la RATP ne sont pas en mesure de lui offrir un poste au département du Génie civil.

Finalement, en 1987, Jean-Marc Nicolle rejoint la RATP pour travailler au service Exploitation. Il occupera ce poste jusqu’en 1997, année où il rejoint le dispositif Insertion de la RAPT.

Un engagement politique et associatif

Jean-Marc Nicolle a toujours un intérêt particulier pour les affaires politiques du Kremlin-Bicêtre. En 1987, lorsque François Mitterrand brigue un second mandat aux élections présidentielles, il décide de prendre sa carte au Parti socialiste et de défendre les valeurs de la gauche. Deux ans plus tard, il soutient la candidature du socialiste Jean-Luc Laurent aux élections municipales.

En 1989, Jean-Marc Nicolle, père concerné par l’éducation de ses enfants, rejoint le Conseil local des parents d’élèves de la FCPE. Il soutiendra l’action de cette association pendant plusieurs années avant de se consacrer définitivement à la Mairie du Kremlin-Bicêtre.

En dépit de ses convictions politiques en faveur du socialisme, Jean-Marc Nicolle quitte, en 1990, le Parti socialiste. La décision de François Mitterrand de faire participer la France à la Guerre du Golfe, précipite son rapprochement avec le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement.

Deux ans plus tard, le maire du Kremlin-Bicêtre Jean-Luc Laurent lui propose de reprendre la direction du Parti socialiste de la ville. Cette idée semble un peu farfelue à Jean-Marc Nicolle qui ne fait plus partie de cette tendance politique et qui aimerait davantage consacrer de temps à sa famille. Pourtant, il va défendre la campagne du maire après la défaite du “non” au référendum sur le Traité de Maastricht. Peu après la victoire des socialistes aux municipales, Jean-Marc Nicolle, qui se rapproche encore du MDC, est définitivement exclu du Parti socialiste.

A la conquête du Kremlin-Bicêtre

A partir de 1995, l’engagement politique de Jean-Marc Nicolle prend une forme plus professionnelle, même s’il continue de travailler pour la RATP. A cette date, il devient le Directeur de campagne Jean-Luc Laurent qui lui propose également de devenir son premier adjoint.

Seulement quatre années plus tard, il est nommé Président de la communauté d’agglomération de Val de Bièvre. Son rôle est alors d’organiser de nouveaux cadres administratifs après le vote de la Loi Chevènement portant sur l’intercommunalité.

En 2001, le futur maire du Kremlin-Bicêtre se porte candidat aux élections départementales. Cependant, pour aider Jean-Luc Laurent, seul face à la rupture de la solidarité de gestion par les communistes, il remet en cause ses ambitions politiques. Il propose aux communistes de ne pas déposer de bulletin de vote aux départementales s’il acceptent de faire partie de la liste de rassemblement pour les municipales.

A partir de 2008, Jean-Marc Nicolle sent qu’il pourrait prendre plus de place au sein du Conseil municipal. Dès cette époque les ambitions du maire du Kremlin-Bicêtre Jean-Luc Laurent évoluent. Ce dernier voudrait obtenir un mandat de député puis, avec l’arrivée de François Hollande en 2012, un portefeuille ministériel. Un temps, il envisage de laisser la Mairie à Jean-Marc Nicolle, alors prêt à se consacrer totalement aux affaires locales. Cependant, ne pouvant obtenir ce qu’il veut, il se présente pour un nouveau mandat. Après dix années passée sur le siège de la Mairie du Kremlin-Bicêtre, Jean-Luc Laurent annonce qu’il se consacrera désormais à son mandat de parlementaire.

En 2016, après plus de dix au service de la ville du Kremlin-Bicêtre, Jean-Marc Nicolle remporte les élections municipales. Il a alors pour projet de limiter l’augmentation des loyers, de construire des logements sociaux et de rendre la ville plus agréable à vivre, notamment en y introduisant plus d’espaces verts.

Mandats politiques (1995-2016)

Au sein de la ville du Kremlin-Bicêtre, Jean-Marc Nicolle a successivement occupé les fonction de :

  • 1er adjoint au maire du Kremlin-Bicêtre. A cette occasion, il s’est occupé de plusieurs délégations comme l’enfance, l’enseignement, les finances, l’urbanisme, la sécurité, la communication et les affaires générales
  • Délégué à la Communauté d’agglomération du Val de Bièvre (2000-2015)
  • Président de la Communauté d’agglomération du Val de Bièvre (2008– 2011)
  • Vice-président de la Communauté d’agglomération du Val de Bièvre (2011-2015)
  • Conseiller régional d’Ile-de-France (mars 2010)
  • Délégué spécial auprès du Président de la Région Ile-de-France sur le Grand Paris et la métropole francilienne, représentant du Président à Paris Métropole (2012-2015)
  • Conseiller métropolitain à la Métropole du Grand Paris et à l’Etablissement public territorial Grand-Orly-Seine-Bièvre (depuis le 1er janvier 2016)
  • Maire du Kremlin-Bicêtre (depuis le 16 janvier 2016)